Trophée Bercy Coupe de France 2010

AsVilleurbanne - Angers
76 - 90
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Villeurbanne - Angers 76-90 (18-25, 35-38, 52-55, 72-72, Pr: 4-18).
 
Arbitres : Stéphane Hortet et Audrey Ducanos.
 
Villeurbanne : 31/76 aux tirs (41 %) dont 1/19 à 3 pts (5 %) - 13/18 aux LF (72 %) - 57 rebonds dont 22 offensifs - 16 passes décisives - 32 balles perdues - 10 interceptions - 2 contres - 17 fautes provoquées - 19 fautes - 79 d'évaluation collective.
 
Charline Morateur 2, * Adriana Cavojska 26 (10/15 à 2 pts, 10 rbds, 4 pds, 4 in, 6 fprov, 20 éval), Maryne Reolid DNP, * Aurélia Bonnet-Gros 9 (6 rbds, 3 pds, 3 in), * Solène Vintejoux 2, Agnès Mendy 5, * Alexandra Ilvoskaya 10 (19 rbds dont 8 off., 4 pds, 21 éval), Corina Okamba N'Dinga 0, Kerstin Falk 0, * Anne-Angèle Tchoumba 22 (11 rbds, 3 pds, 18 éval).
 

 
Angers : 32/81 aux tirs (40 %) dont 6/31 à 3 pts (19 %) - 20/25 aux LF (80 %) - 39 rebonds dont 14 offensifs - 19 passes décisives - 15 balles perdues - 16 interceptions - 2 contres - 19 fautes provoquées - 17 fautes - 87 d'évaluation collective.
 
Mélodie de Sousa 0, * Agnès Boisiaud 10 (4 pds), * Amandine Chemineau 8 (3 in), * Emilie Nassau 3, Aurélie Besson 18 (6/9 à 2 pts, 3 pds, 19 éval), Zoulfaou Vitta 7 (6 rbds), * Carine Brossais 10 (13 rbds dont 5 off.), Elise Vieira 24 (6/9 à 2 pts, 4 in,17 éval), * Sophie Le Marrec 10 (5 rbds, 3 pds, 2 ct, 17 éval), Radana Pechakova 0.
 
Le résumé de la FFBB :
 

 
Après avoir dominé le match, l'Angers UFAB a bien failli craquer dans la dernière ligne droite. Mais en prolongation, les Angevines ont fait la différence sur Villeurbanne pour s'imposer 90-76 et s'offrir le Trophée Coupe de France féminine.
 
Les Angevines vont vite prendre le contrôle de la finale. Plus rapides, plus collectives, elles se fendent d'un 11-4 éclair qui va donner le ton du match. Villeurbanne connaît quelques oublis, défensivement et au rebond, et la punition est immédiate. Pour compenser leur déficit de taille et de qualités athlétiques, les troupes de David Girandiere récitent un basket d'école : passe et va, backdoor, tout l'arsenal y passe et l'AS Villeurbanne va passer son temps à courir après le score.
 

 
Et pour ce faire elle peut compter sur la triplette Tchoumba-Ilvoskaya-Cavojska. Ces individualités ont amené le club jusqu'en finale et poursuivent leur entreprise de démolition à Bercy. Lionel Sorlut met en place une défense de zone efficace et petit à petit ses protégées grignotent leur retard. -7 après dix minutes, -3 à la pause et à quelques secondes de la fin du troisième quart-temps, un festival de Cavojska permet à la Maison Verte de repasser en tête, 50-52. Angers va malgré tout trouver les ressources pour conserver l'avantage au moment de débuter le money-time.
 

 
Mais les futures pensionnaires de Ligue 2 ont perdu le contrôle des débats et tombent en panne sèche au plus mauvais moment. Anne-Angel Tchoumba fait parler sa puissance près du cercle et un 15-5 semble sceller le sort de la rencontre (67-60, 36e). L'UFAB retourne pourtant la situation et revient à égalité. Agnès Boisiaud d'un tir avec la planche donne deux points d'avance aux siennes avant que Cavojska ne fasse mouche à 6,25 m (72-71). Mais à trois secondes du buzzer Boisiaud, encore, réussit un lancer sur deux pour envoyer le match en prolongation.
 

 
Revenu d'entre les morts Angers ne laissera pas échapper sa victoire. Dans le sillage d'une Elise Vieira euphorique les Angevines retrouvent leur adresse tandis que l'AS Villeurbanne, pressée par le temps, perd son sang froid et laisse échapper des rebonds en dépit d'une domination surréaliste sous les panneaux. En plus de la montée, l'Angers UFAB célèbre un succès en Trophée Coupe de France.
 

 

 
Déclarations d'après-match :
 

 
Lionel Sorlut (entraîneur de Villeurbanne) : "On doit partir avec la victoire avant la prolongation. Je pense qu'il nous a manqué un peu de fraîcheur. Malgré tout on a fait un beau parcours en Coupe de France où l'on s'est racheté d'avoir manqué les playoffs du championnat"
 

 
Anne-Angel Tchoumba (Villeurbanne) : "On s'est fait plaisir même quand on était à -11, on n'a pas baissé les bras. On est revenues mais on s'est relâchées avec 10 points d'avance. On a manqué de rigueur et on a été absentes en prolongation"
 

 
David Girandière (entraîneur d'Angers) : "Je suis fier de cette équipe de gamines. On a fait une saison pleine et maintenant il faut savourer. Je suis content pour le public angevin venu en nombre. Il nous reste la finale du championnat de France qui sera plus que la cerise sur le gâteau. Encore félicitations aux gamines."
 

 
Elise Vieira (Angers) : "C'est le travail de tout un groupe. Mes 24 points je les donne au groupe car ce sont elles qui font les passes. On a pris beaucoup d'expérience pendant la saison et c'est peut être ce qui nous fait gagner en prolongations. On a fait le plus dur en montant en Ligue 2, maintenant ce n'est que du bonheur."
 
Le résumé du Progrès :
 

 
L'ASV n'a pas rejoint Lyon. Un an après avoir vu les filles de Pierre Bressant disposer de Tours le POPB n'a pas souri à celles de Lionel Sorlut, longtemps en difficulté (8-16, 25-35, 43-50) mais passées très près du sacre puisqu'elles menèrent de dix points (67-57) à quatre minutes de la fin avant de s'écrouler, payant très cher leur mauvaise gestion (32 balles perdues), certains excès individualistes, leur gabegie derrière la ligne des 6,25 (1/19 et 1/12 pour Cavojska !) et, forcément, tous les soubresauts enregistrés ces dernières semaines du côté du cours Emile Zola.
 
« Il est évident que cela a pesé dans la balance » reconnut d'ailleurs Lionel Sorlut, coach, pour la troisième et dernière fois, d'une équipe qui manqua assurément de rigueur, notamment dans le repli défensif, ce qui l'empêcha de concrétiser son outrageuse domination au rebond (57, 19 pour Ilvovskaya, à 25 !). Une formation, appelée à évoluer en « CF1 » (troisième niveau), qui sera donc confiée à Nicolas Croisy la saison prochaine (Bonnet-Gros et Réolid non conservées, Ilvovskaya annoncée à Perpignan), qui a peut-être perdu Okamba pour de longs mois (genou) et devra retrouver les valeurs qui lui ont fait défaut cette saison, marquée par une propension à privilégier le panier adverse qui lui coûta cher et lui ferma la porte de la montée.
 
« L'équipe fonctionnait en réaction et était fragile psychologiquement » reconnut hier Frédéric Bernard, vice-président très remonté contre Jean-Pierre Morateur (voir notre édition d'hier). « Si Lionel Sorlut nous a proposé de prendre sa succession c'est bien qu'il pensait que nous étions compétents pour l'assumer. Je comprends que Jean-Pierre Morateur ait pu être vexé, mais il est totalement faux de dire que l'ASV est un panier de crabes. La forme employée n'a peut-être pas été la bonne mais il n'avait pas le droit de tenir de tels propos ».
 
Luc Paganon
 
« Nous avons lâché mentalement » > Lionel Sorlut (président-coach de l'ASV)
 
« Nous nous sommes vus trop beau quand nous avons mené de dix points. C'est rageant, parce que nous avions tout pour passer mais nous avons lâché mentalement. Nous ne devons jamais aller en prolongation. Globalement les filles ont été réceptives, elles avaient toutes envie de repartir avec la coupe mais il faut reconnaître que nous n'étions pas dans les conditions optimales pour jouer une finale… »
 
« L'un de mes meilleurs souvenirs » > Agnès Mendy (Asv)
 
« Je suis un peu déçue d'avoir échoué si près du but mais je suis très contente d'avoir disputé cette finale. Cela restera l'un de mes meilleurs souvenirs, avec ce groupe qui était super. A +10 nous n'avons pas su gérer au niveau au mental. Il s'est passé plein de choses cette saison mais, en dehors du terrain, nous étions bien ensemble. »
 
« Pas trop de regrets » > Adriana Cavojska (Asv)
 
« Je n'ai pas trop de regrets, parce que nous ne nous sommes pas trop entraînées depuis un mois et demi. Nous étions trop justes physiquement. Ma déception, c'est de ne pas être montées en N1 et de voir que Corina s'est blessée. Ca, c'est beaucoup plus grave que la défaite… »
 
Le résumé de Basquetbol :
 

 
Angers a bien mérité le titre de Top Team de la saison que notre rédaction lui a décerné cette semaine. Après avoir gagné samedi dernier (sur la plus petite des marges sur les deux matches) son accession en future Ligue 2 sur le terrain de La Tronche-Meylan, l’UFAB 49 vient de soulever le Trophée Coupe de France, après avoir réussi une retour héroïque, pointant à moins 10 à un peu moins de 4 minutes de la fin du temps réglementaire, arrachant la prolongation sur un un sur deux aux lancers-francs d’Agnès Boisiaud à 3 secondes de la sirène (comme en demi-finale face à Wasquehal… !), où elle mit K.-O. un Villeurbanne qui s’est effondré psychologiquement.
 

 
Si l’ASVEL eut donc son destin en sa possession, elle ne s’empara du leadership qu’à la 33e minute (58-57), après avoir elle aussi compté au maximum et à plusieurs reprises 10 longueurs de retard (aux 11e, 16e et 17e) pendant un 2e quart-temps à l’issue duquel elle revint à portée (-3, 38-35). Tout au long de cette partie elle reposa (peut-être trop) grandement sur les mains et les épaules du trio Adriana Cavojska - Anne-Angèle Tchoumba - Alexandra Ilvoskaya (58 points en cumulé sur les 76, soit plus trois-quarts, des leurs, ainsi que 40 des pas moins de 57 rebonds) tandis que la force de son adversaire fut avant tout collective, avec sept ou huit joueuses répondant présentes au rendez-vous.
 

 
Et si Elise Vieira, la shooteuse patentée de l’équipe de David Girandière, se troua complètement aux tirs primés trois périodes durant (0 sur 9 ; 1/19 dans cet exercice pour les Rhodaniennes sur la rencontre !), c’est elle qui initia la remontée (un 10-0 en un peu plus de 2 minutes) en convertissant trois lancers pour débuter et son premier trois-points à sa douzième tentative (!) pour clore cette série, puis dans l’acte additionnel c’est encore elle qui permit aux siennes de faire le break et ensuite de s’envoler sur leur nuage ascensionnel. Pour une soirée de rêve, une véritable douceur angevine !
 
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