Histoire du Club

(1959-1975) La petite sœur.

Jusqu'en 1959, l'ASVEL, fils unique, avait déjà commencé sa collection de titres de champion de France quand naquit cette année-là sa petite sœur.

Naissance ? Plutôt renaissance des cendres de l'AS DELLE, (club corporatif). L'entraîneur de Delle, Reymond Sahy, joueur de l'ASVEL joua les intermédiaires auprès du président d'alors M Fayard qui adopta cette petite sœur avec le consentement d'André Buffière. Et c'est ainsi que démarra une première équipe composée de Huguette Amadori, Suzy Briat, Raymonde Rampon, Jeannette Sahy, Michelle Tacher, Joëlle Vinay, Suzanne Rey, Suzanne Sénégal avec Reymond Sahy comme père fondateur de la section féminine de l'ASVEL.

L'ASVEL ne finança qu'une scolarité limitée a la petite sœur ;il ne fallait pas que celle-ci ait accédé trop vite aux études supérieures, elle dut se contenter du niveau de l' excellence régionale.

La petite sœur dut attendre 1976 pour passer en classe supérieur.

 

(1976-1980) L' ascension de l’ASVEL féminine.

 

1976

L'ASVEL féminine trouva un professeur en la personne de Gérard Vialaton. Quittant l'AS Ball Club en compagnie de cinq de ses joueuses (Danielle Sacco, Muriel Deranieri, Françoise Grangier, Mireille Moussière, et la future Madame Vialaton, Gisèle Berger) auxquelles s'ajouta Nicole Recoura. L'ASVEL obtint, cette année-là, sa qualification pour le championnat de France en Nationale 3.

L'année suivante fut, un triomphe : l'ASVEL gagnait tous ses matchs de poule, et montait brillamment en Nationale 2 (renforts de Bernadette Favergeont et Marie Thérèse Michelon).

 

77-78

L'ASVEL se maintient en Nationale 2 avec les renforts Sylvie Blondeau et Dominique Villa (FCL).

Cette même saison, l'ASVEL féminine remporte son premier titre de championne de France grâce à ses Minimes.

Cette équipe était issue de la pépinière cultivée au club par Jean-Pierre Gourier, arrivé a l'ASVEL l'année précédente, avec des joueuses (A. Chavalerin, Choupette José, C. Reynaud avec C. Doumergue et A.-M Thibert.

 

78-79

Même si l'équipe 1 manque d'un seul panier l'accession à la Nationale 1, les Cadettes (issues des Minimes de l'année précédente) sont à nouveau championne de France. L'équipe fut profondément modifiée : on note les arrivées d'Annie Vincent (FCL), Suzie Frérie et Agnès Penesa, et l'intégration des jeunes Chrystèle Doumergue et Anne-Marie Thibert (formées au club) et Blandine Toullier.

 

79-80  

Avec en plus Chantal Aldon, Annie Vincent, Sylvie Blondeau, Elisabeth Breton, les renforts de Solange Fol, Colette Baudet, Blandine Roudet et la luxembourgeoise Marianne Rodenbourg permettent à l'ASVEL de gagner tous ses matchs : ainsi l'année 1980 voit la consécration de l'équipe de l'ASVEL féminine entraînée par Gérard Vialaton, en accédant à la Nationale1 auréolée du titre de Championne de France Nationale2

(1981-1982) La Nationale 1 : Le haut Niveau

L'ASVEL entre de plain-pied dans le haut du panier de l'élite. Elle sera, en 81-82, le vainqueur … moral d'un titre perdu à Asnières. Cette victoire échappa à l'ASVEL pour 30 secondes de trop, celles qu'Asnières mit à profit pour arracher le nul. Ainsi, les demoiselles de l'ASVEL seront vice championnes de France Nationale 1 et qualifiée la saison suivante pour la coupe d'Europe Ronchetti ; Ceci pour la première fois de son histoire.

Mais ce sera aussi la dernière saison de la section féminine sous le maillot de l'ASVEL, car l'année 1982 fut l'année de la scission qui scellait son divorce des masculins : obligation de restructuration pour les uns, désir d'émancipation pour les autres. Etait-il devenu impossible à l'ASVEL d'assurer de front la vie de 2 équipes de haut niveau masculine et féminine (national et européen) ?

Toujours est-il que les destins de ces deux formations seront désormais séparés, la section féminine eut alors son autonomie financière et deviendra l'AS Villeurbanne … puisqu'elles durent adopter avec regret le sigle ASV sans E ni L.

C'était M. Ballestra, P. Beroujon, E. Blanchet, F. Christophe, S. Fol, C. N'Dao, Bl. Roudet,

A-M. Thibert, Bl. Touiller et L. Quederi. Entraîneur : Gérard Vialaton

(1982-1983) La Coupe d’Europe

Le nouveau club féminin de l'AS Villeurbanne était né.

La première saison 1982/83 sous le nouveau sigle de l'ASV fut remarquable et éclatante.

3eme du championnat de France, championne équipe réserve, et … la coupe d'Europe.

Pour un coup d'essai, ce fut un coup de maître.

Les Villeurbannaises atteignent pour leur première participation à la coupe d'Europe Ronchetti, les demi-finales.

La première victime des Villeurbannaises portait un nom prestigieux : Barcelone.

Mais ce n'était qu'un nom, l'ASV gagnant facilement 92-64 et 71-52 ce premier tour.

En quart de finale le Canon de Rome n'a tonné qu'une seule fois face aux villeurbannaises, battues en Italie, 55-52, mais vainqueur chez elles 62-53.

Le troisième larron était Munich, qui joua toutefois les utilités, et concéda deux défaites à l'ASV (72-59 et 87-69)

La demi-finale : Budapest ! L'ASV vendit chèrement sa peau.

Battue d'un point à Villeurbanne (73-72) elle frôla l'exploit en Hongrie : à sept minutes de la fin, un seule panier la séparait de Budapest et de la finale. Les Hongroises ne menaient alors que 53-52.

La défaite de quatre points (65-61) était presque une victoire.

La saison suivante ne fut pas mal non plus : 5eme du championnat, ¼ de finale de la Coupe d'Europe Ronchetti et doublé avec les Minimes et les cadettes en championnat national.

(1984-1989) Les années 80

84-85             

qui vit la passation de pouvoir entre Reymond Sahy, le président de la première heure, et Daniel Didier, se termina honorablement avec une 6eme place en championnat, qualificative à la coupe d'Europe et ceci malgré l'hécatombe (départs et blessures) du début de saison.

En revanche, les jeunes apportèrent leur lot de satisfactions avec des titres pour les Minimes et Cadettes

 

85-86              

Gérard Vialaton prend du recul ; il laisse les renes de l'équipe 1 à Solange Fol après ses résultats excellents avec les jeunes. Le basket féminin a évolué et l'ASV enrôle une américaine de premier plan, Tanya Haave afin de se donner les moyens de ses ambitions : Tanya et C. Benintendi s'entendent bien d'où une 4eme place en championnat.

 

86-87            

C'est l'année des bouleversements : C. Benintendi, P Gay et Bl Touiller sont les seules rescapées auxquelles s'ajoutent Fatou N'Daye (Racing), Paoline Ekambi (de retour des USA) et Sylvie Simonetti (Aix en Provence) et les espoirs C. Matray, A-M Ruiz, C Sagnes, M Trouvé et N. Berger. Cependant l'harmonie ne règne pas. Solange démissionne et Gérard Vialaton reprend du service.

 

87-89            

L'équipe atteindra 2 fois de suite la 3 éme place du championnat et sera valorisé en 1988 par le titre de championne de France Espoirs avec une équipe entraînée par R. André. N'omettons pas de souligner qu'au long des années 80, l'ASV a été reconnue plusieurs fois comme meilleurs club français des jeunes. Cependant les difficultés financières font que le club entre dans une période de crise avec changement de président et perte de la majorité des joueuses majeures. La relégation en Nationale 2 est inévitable la saison suivante (1990).

(1990-1999) Les années 90

A défaut de ressources financières, l’ASV a des ressources humaines. L’équipe rajeunie, sous la houlette d’un entraineur bulgare  K. KOSTOV, retrouve en une saison le plus haut niveau, mais redescend l’année suivante.

 

Grace à l’excellent travail de ce dernier, Chantal Vincent, elle-même ancienne joueuse, amène une équipe confiante en ses moyens au dernier titre de l’ASV : Championne de France de Nationale 1B (1994), avec L.Amari, E. Champion, V. Ezquierdo, S Faiza, E. Larue, N Lesdema, K Marien, V. Sauret et E. Rat.

 

Cependant la joie est de courte durée puisque devant les difficultés financières, l’ASV refuse la montée obtenue sur le terrain. La plupart des joueuses quittent le club et les deux années suivantes, les « pompiers de service », J-P. Perez  puis J-P. Benoit ne peuvent empêcher la descente en N2 puis en N3.

 

En 1996, l’ASV fait appel à Thierry ROCHET, ex assistant de G. Vialaton dans les années 80, pour entrainer une classe biberon dont C. Guigon, avec ses 25 ans, parait être la … maman de l’équipe.

Les résultats sont immédiats : vice-championnes de N3, elles réintègrent l’échelon supérieur, puis après une année d’adaptation et avec le renfort des deux anciennes G. Matray-Déal et D. Royer en 99, elles retrouvent la N1B.

 

Les années 2000

La saison 1999-2000 permet à l’équipe, grâce à ses qualités de cœur, de sauver sa tête dans la poule « play-down ».

 

Le récent président, Patrice Thiriet, avec son expérience de conduite de sportifs de haut niveau au Cameroun, affirme : « Il faut un encadrement technique formateur et une transparence de gestion du comité directeur. Cependant, même le sport de haut niveau doit rester un jeu afin de conserver une âme comme celle des demoiselles de l’ASV(EL), même sans EL ».

 

En 2000/2001, l’ASV en Nationale 1 continue sa restructuration avec l’ apparition de l’Equipe Réserve en Nationale 3 avec comme entraineur Hervé Gros qui est aussi l’assistant coach de Thierry Rochet pour l’Equipe 1.

 

Sur la même dynamique, l’ASV crée une union avec l’AS Ampuis sous l’impulsion de Richard Bonin pour mieux structurer la formation des jeunes sur le niveau Minimes France.

 

L’année suivante, l’ASV préserve ses Minimes en championnat de France et fait évoluer sa formation vers un championnat Cadettes France.

 

Dès lors, l’ASV a su pérenniser sa formation des jeunes qui évoluent en Région pour les Benjamines et toujours en championnat de France pour les Minimes et Cadettes, avec une équipe réserve qui oscille entre le Niveau Région et la nationale 3.

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